Hommage à Henri Alleg
Le militant qui dame le pion à la censure !
J’ai rencontré Henri pour la première fois en octobre 1962. Je venais de Paris pour rejoindre la nouvelle équipe du journal à la rue Berlioz. Il devait être 13H et toute la rédaction était rassemblée dans la grande salle autour d’un grand faitout de loubia , préparé par un gargotier du coin ! Ambiance décontractée et de franche camaraderie. C’est là que je fis connaissance de mes prestigieux ainés Boualem Khalfa , Hamid Benzine et Henri Alleg et d’autres jeunes qui avaient comme moi la vingtaine et étaient prêts à une nouvelle aventure dans un journal ,c’est vrai , pas comme les autres…
La vie, les luttes politiques ont fait que j’ai peu rencontré Henri. Au cours de ces cinquante dernières années, en dehors des trois années de parution légale d’Alger républicain, à l’école d’ALLEG, trois années inoubliables de formation de journaliste et de combat politique que je raconterais plus haut à travers une « anecdote ». Ce n’est ni de sa faute ni de la mienne.